Radioscopie du livre par le dépôt légal

Radioscopie du livre par le dépôt légal

La Bibliothèque nationale de France a publié la sixième édition de l’Observatoire du dépôt légal qui concerne les livres déposés en 2016 à la BnF.

Tranche de culture saisie sur le vif, ce rapport, qui compile des statistiques sur les éditeurs, les genres et les disciplines, est une précieuse source pour analyser le secteur de l’édition.

Ainsi, en 2016, l’on observe une hausse de 2% par rapport à l’année précédente des livres enregistrés au dépôt légal, avec 77 986 livres enregistrés.

Des éditeurs toujours centralisés

En tête du palmarès des déposants les plus importants se trouve les mêmes acteurs que les  années  précédentes : les éditeurs à compte d’auteur. Edilivre,   largement  premier, suivi par l’Harmattan, puis Hachette, France Loisirs, le Grand livre du mois et Publibook, juste avant Gallimard. Les  entrées  en  autoédition, elles,  progressent, représentant 17% de la totalité des titres.  Après le pic de 9,9 livres par éditeur en 2012, on se maintient à environ 9,5 en 2015 et 2016.

Ce panorama traduit aussi la centralisation persistante du marché de l’édition : 1  éditeur  sur  3  est  situé  (siège social)  en  Ile-de-France. A elle seule, la capitale héberge 1 éditeur sur 5 et publie près de la moitié des titres. La deuxième région la plus active  est  la  région  Rhône-Alpes,  suivie de  la  région  Auvergne.

La fiction embellie

En  2016,  43%  des  publications  signalées  dans  la Bibliographie  nationale  française sont des fictions. Le roman phagocyte toujours la production, s’arrogeant 21% des publications. Les autres genres se répartissant modestement ainsi : 10% de littérature jeunesse, 7% de bandes dessinées, 4% de poésie et 1% de théâtre.

Delphine Allaire

Photo : Loic Venance / AFP