Alexandre Vialatte, BLAGUES À PART

Alexandre Vialatte, BLAGUES À PART

Romancier rare, traducteur historique de Kafka, l'écrivain était aussi un chroniqueur prolixe. Un recueil confirme sa drôlerie mais révèle aussi une terrible lucidité, aux confins du tragique.

La place de Vialatte est assez particulière, et je me demande si elle n'est pas due, en partie, à une difficulté qu'il avait avec le temps. Le temps de l'écriture d'abord. Prenez ses romans. Le premier (1930) précède le second de douze ans, et il faudra encore attendre dix ans de plus pour voir paraître le troisième (1951). Le temps ne fait rien à l'affaire, me direz-vous. Sans doute, mais on peut comprendre, avec une production aussi espacée, qu'il ait eu du mal à fidéliser un lectorat qui, du coup, ne sait pas très bien où le situer. D'autant que, d'un livre à l'autre, il change sa manière, son registre, cet homme-là est assez créatif... Alain Schaffner fait par ailleurs l'hypothèse que ...

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