Rabih Alameddine, Les vies de papier

Rabih Alameddine, Les vies de papier

Quand la digression se transforme en tunnel de démonstrations érudites, c'est bien souvent que le romancier manque d'imagination. Heureusement, l'écriture de l'Américano-Libanais Rabih Alameddine est envoûtante, riche et accessible, et donne forme à l'une de ces histoires irrésistibles où les livres sauvent des vies. Aaliya Saleh, la narratrice, raconte du haut de ses 72 ans son histoire de femme divorcée et libre dans un Liban où le féminisme n'a « pas encore atteint les espadrilles ou les chaussures de course à pied ». Elle élève, en relatant son expérience de traductrice, un monument d'érudition littéraire, dont l'escalade demande une certaine patience.

 

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