Bannières à bannir

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Les partis politiques se disputent nos suffrages. Un signe de bonne santé démocratique ? Dans un texte réédité, la philosophe soutient qu'ils tuent « dans les âmes le sens de la vérité et de la justice » et que leur suppression serait « du bien presque pur ».

Et si les partis, au lieu d'être les piliers de la vie politique, étaient la plaie des régimes démocratiques ? À première vue, l'hypothèse est farfelue. La centralité des partis dans la vie politique nous est si familière qu'on la croit inévitable. La science politique d'après guerre ne définit-elle pas les démocraties par le multipartisme, par opposition avec les régimes à parti unique du bloc soviétique ? La Constitution de 1958 elle-même célèbre les partis, qui « concourent à l'expression du suffrage » et doivent « exercer leur activité librement ». Simone Weil, elle, n'était pas de cet avis. En 1950, sept ans après sa mort, La Table ronde publie d'elle un article inédit, « Note sur la ...

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