Carsten Jensen, La Première pierre

Carsten Jensen, La Première pierre

Voyage au bout de l'enfer

Dans le désert afghan, une escouade de jeunes militaires danois est plongée dans la poudrière de l'Afghanistan et les terribles souffrances de son peuple. Alliances et amitiés mouvantes, trahisons, traumatismes et douleurs, jouissance perverse de la violence... Rien ne leur sera épargné. Par-delà le contexte afghan, un très grand roman sur la guerre, qui parvient à être à la fois sobre et sans fausse pudeur, tranchant mais pas manichéen.

La Première Pierre restera sans doute comme le plus grand roman sur la guerre menée par les Occidentaux en Afghanistan. Dans les paysages millénaires, à la fois majestueux et hostiles, de l'Asie centrale, où la chaleur et le froid sont des ennemis qui viennent s'ajouter à tous les autres, un groupe de soldats danois connaît l'épreuve du feu et pleure ses morts. Mais ça, c'est juste le prologue. Ce que nous raconte ensuite Carsten Jensen, avec force et lucidité, c'est une histoire de violences et de perte de repères. Les violences que les soldats subissent et celles qu'ils infligent, les corps à corps, les drones, les bombardements et les poignards, les amputations et les lapidati ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous