Lutz Bassmann, Black Village

Lutz Bassmann, Black Village

Apocalypse nue

Dans un monde désolé qui n'en finit pas de finir, deux morts se racontent des histoires pour croire en un dernier souffle de vie. Un nouveau livre « post-exotique » par le maître du genre, dont il se dit qu'il pourrait être l'un des pseudonymes d'Antoine Volodine.

On nous a souvent reproché, à juste titre, de chercher la petite bête dans les livres dont nous parlons, de retoquer un titre, de chipoter sur la pagination (on a vu des prières d'insérer revendiquer un nombre impair de pages !), de recopier sans vergogne la quatrième de couverture, de contester la rubrique dite « Du même auteur », lacunaire ou boursouflée, de protester contre une affirmation de genre (toute prose aujourd'hui se prend pour un roman, et c'est peut-être à raison). Eh bien, cette fois, c'est pis : le tour de force de Black Village n'est pas seulement dans le livre mais, frontal, dans le bandeau dont l'éditeur l'a ceint. Blanc sur noir : « Lutz Bassmann fut notre por ...

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