Michael Winter, Au nord-est de tout

Michael Winter, Au nord-est de tout

Un chien fou à Terre-Neuve

En 1914, le peintre américain Rockwell Kent quitte New York pour un village de pêcheurs sur l'île de Terre-Neuve. Mais le Robinson mégalo est à la fois naïf et condescendant avec les gens du cru. Un écrivain canadien se glisse, à la première personne, dans la peau de ce personnage à la fois agaçant et surprenant, qui dit beaucoup sur notre rapport biaisé à la nature.

Si vous êtes amateur d'art, vous connaissez peut-être Rockwell Kent (1882-1971), peintre, dessinateur, architecte, décorateur, célèbre pour ses tableaux paysagers, ses illustrations de livres (de Moby Dick aux Mémoires de Casanova en passant par Candide et Le Décaméron) ainsi que ses fresques dans l'immeuble des Postes américaines de Washington ou au Cape Cinema de Dennis, Massachusetts. Personnage étonnant, baroudeur, philosophe autodidacte proche du transcendantalisme de Thoreau et d'Emerson, Kent fut aussi un militant socialiste, membre de l'International Workers Order, organisation affiliée au parti communiste. La personnalité flamboyante de cet art ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous