Coups de fil entre écrivains et artistes

Coups de fil entre écrivains et artistes

Rétive à l'emprise du téléphone, l'universitaire FRÉDÉRIQUE TOUDOIRE-SURLAPIERRE piste la présence de cette technnologie dans les romans, les tableaux ou les films. Il y a parfois de la friture sur la ligne, mais aussi de fertiles interconnexions.

N'est-il pas vrai que les causes perdues d'avance sont souvent les plus belles ? Lorsqu'un livre entreprend de vous convaincre en plein XXIe siècle que le téléphone c'est mal, il y a dans la démarche une dimension tellement intempestive, tellement désespérée, qu'elle en devient rafraîchissante. Disons-le d'emblée, Frédérique Toudoire-Surlapierre a beau porter dignement les palmes académiques (elle enseigne la littérature comparée à l'université de Haute-Alsace, à Mulhouse), sa vindicte contre le téléphone n'a aucune chance de nous amener à raccrocher - et elle le sait. Jamais nous ne renoncerons à être ce que nous sommes devenus, ces « toxicomanes du son, ivres morts de l'espace vaincu et ...

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