Lucette, voyage au bout de la vie

Lucette, voyage au bout de la vie

Née en 1912, la veuve de Louis-Ferdinand Céline en a bavé mais est toujours de ce monde. Une ancienne élève de son cours de danse raconte la centenaire, sa vitalité extraordinaire, ses souvenirs, et surtout son amour inentamé pour son diable d'homme.

« Quelle vie, mon Dieu, quelle vie ! », a dit un jour, à propos de Lucette Almanzor, veuve de Céline, Pierre Bergé, venu lui rendre visite dans ce pavillon de Meudon où les Destouches s'étaient installés en 1951, au retour de l'exil danois de l'écrivain, et où il est mort dix ans plus tard. Lucette, elle, sa seconde femme, sa compagne depuis 1935, épousée en 1943, y est toujours demeurée depuis, vivant jusqu'à un âge avancé de ses cours de danse, et recevant le tout-Paris littéraire, admiratif et nostalgique, qui venait chez elle, comme en pèlerinage, l'écouter raconter ses incroyables souvenirs. Car elle en a vu, elle en a connu, elle en a même bavé, Lucette, par amour pour son (grand) h ...

Réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous