Jean Raspail croqué par... Antoine Moreau Dusault

Jean Raspail croqué par... Antoine Moreau Dusault

Une expression revient depuis quelque temps de manière récurrente dans les discours, interviews et déclarations de Stephen Bannon, l'éminence vert-de-gris du président Trump, pour justifier le bannissement d'un certain nombre d'étrangers jugés indésirables sur le territoire américain : « Nous vivons l'invasion du Camp des saints. »

Une allusion claire au titre du sulfureux roman du Français Jean Raspail, auteur culte dans les milieux nationalistes français. Paru en 1973 (et dernièrement réédité chez Robert Laffont), Le Camp des saints raconte l'afflux d'un million d'émigrés indiens sur les plages du Midi. En face, des indigènes occidentaux qui se demandent s'ils doivent les renvoyer chez eux, les enfermer dans des camps ou tirer dans le tas, solution qu'adoptera le dernier carré d'irréductibles. Aujourd'hui âgé de 91 ans, Jean Raspail se revendique comme un auteur monarchiste et catholique, « français de souche et fier de l'être ».