Brian Aldiss, un « grand » de la science fiction britannique

Brian Aldiss, un « grand » de la science fiction britannique

L’auteur britannique, décoré pour services rendus à la littérature, est mort à l’âge de 92 ans dans sa maison à Oxford.

Son œuvre avait façonné le genre de la science fiction outre-Manche, faisant le pont entre les topoï classiques et les thèmes contemporains. Celui qui comptait des auteurs aussi reconnus que J.R.R. Tolkien ou Clive S. Lewis parmi ses correspondants était connu pour ses romans et ses nouvelles, en particulier la trilogie « Helliconia », parue dans les années 1980, qu’il considéra comme son chef-d’œuvre. Un livre-univers à lui seul. 

Le succès de son premier livre, « The Brightfount Diaries » (1955), qui raconte l’histoire d’un employé de librairie, lui vaut d’être recruté par le journal Oxford Mail. Sa carrière débute après qu’il remporte un concours de nouvelles.

Services rendus à la littérature

Il n’hésite pas à s’inspirer de classiques du genre comme Mary Shelley dans « Frankenstein délivré » en 1973, l’inconcournable H. G. Wells dans « L’Autre île du docteur Moreau » en 1980 ou Bram Stoker dans « Dracula délivré », en 1991.

Il obtient de nombreuses récompenses littéraires, comme les Hugo Awards, un Nebula Award ou un John W. Cambell Memorial Award. Par dessus-tout, il est honoré du titre de « grand maître » de l’association des auteurs américains de science fiction et fantasy (« Science Fiction and Fantasy Writers of America ») et décoré de l’équivalent de la Légion d’honneur britannique pour « services rendus à la littérature ».

Sa nouvelle « Les Supertoys durent tout l’été », parue en 1969) avait même donné sa trame au film de Steven Spielberg, « A.I. Intelligence artificielle », sorti en 2001, sur une idée de Stanley Kubrick. Il aura publié environ 100 livres et plus de 300 nouvelles. Toujours fidèle à son goût conciliant la prospective et l’utopie.

R.G.