Spinoza, la bête à dix mains

Spinoza, la bête à dix mains

Médiocre latiniste, Spinoza a sollicité les relectures et corrections d'amis plus ferrés. Ces interventions se poursuivront après sa mort, puisque l'essentiel de son oeuvre est parue de manière posthume, après avoir été révisée par deux proches.

À la mort de Spinoza, le 21 février 1677, la plupart de ses œuvres n'avaient encore jamais été publiées. L'Éthique, achevée en 1675, ainsi que les textes laissés inédits car inaboutis – le Traité de l'amendement de l'intellect, le Traité politique et l'Abrégé de grammaire hébraïque – étaient restés quasi inconnus. Seules la passion et l'intégrité morale d'un petit cercle d'amis comptant Lodewijk Meyer (lire p. 104), Jarig Jellesz, Georg Hermann Schuller et Pieter Van Gent permirent de publier les manuscrits inédits et une partie de la correspondance de Spinoza chez Jan Rieuwertsz – sans pour autant indiquer l'éditeur, ni le lieu de publication, ...

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