Spinoza, un incroyant bien de son temps

Spinoza, un incroyant bien de son temps

À l'époque de Spinoza, l'athéisme, si infamant et réprimé soit-il, bénéficie de nombreux relais et canaux de diffusion.

« Nombreux sont ceux qui vivent à Amsterdam sans Église ni religion », écrit Maxime Rovere d'après Yosef Kaplan. Dire que Spinoza, sur le plan de la critique des religions révélées et de leurs appareils théologiques, est tout sauf une exception en son siècle, ne revient nullement à mettre en question son originalité et sa radicalité philosophiques. La conception de la religion (des religions) comme imposture, tromperie à la fois nécessaire et dommageable pour moraliser les peuples et les conduire à l'obéissance politique (mais aussi à justifier toutes formes de pouvoir tyrannique), se trouve déjà formulée au XVIe siècle par Jacques Gruet, modeste greffier exécuté dans la Genève ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous