Fitzgerald au finish

Fitzgerald au finish

Il demeurait encore des nouvelles inédites de l'écrivain, aujourd'hui réunies dans un recueil. L'ancien flambeur inconséquent se fait étoile effondrée alors qu'il traverse la Grande Dépression de son pays, la sienne propre et la folie de sa compagne. L'alcoolique doit, en « vieille putain », brader ses textes. Il se demande s'il n'est pas devenu un « plumitif » incapable : il avait tort.

De l'action, des impressions poétiques mais pas de commentaires. En deux lignes, il campe le lieu de la trame : « Dans une cuvette des montagnes de Caroline s'étendait le lac, un reflet rose de soir d'été à la surface. » Mythe de son vivant, Francis Scott Fitzgerald (1896-1940), toujours tiré à quatre épingles, donnait l'impression d'avoir un smoking pour pyjama. Un an avant de mourir d'une crise cardiaque, il répondit à un rédacteur en chef qui lui réclamait avec insistance de broder une nouvelle sur les amours d'une jeune fille qu'il serait un « prodigue ou un misérable plumitif » s'il était encore capable d'écrire sur ce thème.

Les nouvelles inédites dénichées par Anne Margaret ...

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