Garcia Marquez de retour chez lui

Garcia Marquez de retour chez lui

Alors qu’elles reposaient à Mexico depuis la mort de l’auteur de Cent ans de solitude en 2014, les cendres de l’écrivain colombien, prix Nobel 1982, ont été rapatriées chez lui, lundi 16 mai dernier.

En la présence de membres de la famille, d’amis et d’écrivains comme Hector Abad, un monument funéraire a été inauguré en la mémoire de l’illustre auteur de Cent ans de solitude. Il s’agit d’un buste de bronze de l’écrivain réalisé par l’artiste Katie Murray.  
Organisateur de l’événement, Gonzalo Garcia Barcha, l’un des deux fils de l’écrivain, a déclaré que «les cendres de son père sont désormais dans le pays qu’il aimait et où il a vu le jour», et de poursuivre que «Carthagène est la ville où la famille Garcia Marquez a ses racines».  
Gabo, comme le surnommaient ses amis, était arrivé à Carthagène des Indes en 1948. Alors à peine âgé de vingt ans, le jeune Gabo écrivait des articles pour plusieurs journaux tout en suivant des études de droit. Finalement, après une carrière de reporter et malgré le succès critique et populaire que rencontra son œuvre, Gabo conserva un lien privilégié avec sa ville natale.
En plus des liens familiaux qui l’attachaient à Carthagène des Indes, chose peu connue, Gabriel Garcia Marquez a été à l’initiative de la fondation pour un nouveau journalisme ibéro-américain (FNPI) - une école de journalisme rattachée à l’Université de Carthagène.  
Une implication historique que n’a pas manqué de rappeler Jaime Abello, directeur de la fondation, pour qui «Garcia Marquez et sa femme (Mercedes Barcha) n’ont jamais cessé d’être colombiens, malgré plusieurs années à l’étranger».

Arthur Montagnon

Photo : Garcia Marquez ©DR