Jean-Marie Blas de Roblès, Dans l'épaisseur de la chair

Jean-Marie Blas de Roblès, Dans l'épaisseur de la chair

Un narrateur tombé à l'eau fait la planche en attendant les secours et pense à son père, entre Seconde Guerre mondiale et guerre d'Algérie. L'écrivain délaisse les récits exotiques et luxuriants pour se replier dans l'alcôve des souvenirs familiaux.

En ouverture de L'Île du Point Nemo, le précédent roman de Jean-Marie Blas de Roblès, le lecteur assistait à la bataille de Gaugamèles opposant Alexandre le Grand à Darius. Trois pages épiques et tourbillonnantes, interrompues par un brusque changement d'échelle : le combat n'était qu'une mise en scène réalisée par un opiomane somnolant à l'aide de 25 000 soldats de plomb. Ce renversement contient à lui seul l'art de Blas de Roblès : une certaine fougue ludique composée d'élans et de télescopages entre plusieurs niveaux de récits, une série d'interférences entre la réalité et la fiction capables de transformer la narration en un ascenseur fou glissant convulsivement d'un étage à ...

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