Jonathan Littell, Les Bienveillantes

Jonathan Littell, Les Bienveillantes

Jonathan Littell raconte la tête et le corps d'un officier nazi convaincu. Répétition. Pulsions. Dévastation. Les Bienveillantes sont une oeuvre magistrale, une immense fresque crépusculaire avec tombée de rideau sanguinolente. On peut multiplier les références (la structure romanesque s'appuie sur le cycle grec de L'Orestie) et les questions (Ne risque-t-on pas de graves malentendus en mettant ses pas dans ceux d'un officier SS ?). Mais il s'agit, pour ce premier roman sidérant, d'autre chose. Une réflexion sur la part concrète du mal : le meurtre.

Maximilien Aue, aujourd'hui directeur d'une usine de dentelle en France, écrit ses souvenirs. Il dit avancer, non pa ...

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