La gueule ouverte

La gueule ouverte

L'auteur de La Pianiste a inventé pour la scène un choeur où se fondent les voix et cris des migrants, mais aussi la lénifiante mélopée des administrations européennes, des réminiscences de la tragédie grecque ou de la Bible... La potion est amère et puissante.

Elfriede Jelinek n'aime pas qu'on la dérange : l'Autrichienne lauréate en 2004 du prix Nobel de littérature n'est pas venue chercher sa récompense en Suède. Non pas, comme Bob Dylan, parce qu'elle était prise par « d'autres engagements », mais par phobie de la multitude. Ceux qui souhaitent la rencontrer en sont pour leurs frais - elle vit recluse à l'écart de Vienne - et doivent se contenter de communiquer avec elle sur la Toile où prolifère désormais toute son activité artistique : l'ensemble de sa production littéraire est en accès libre (avis aux germanophones) sur sa page Elfriedejelinek.com - ce qui n'arrange pas ses éditeurs.

Si l'auteur de Lust, de La Pianiste

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