La passion selon Mitia

La passion selon Mitia

Verbes inventés, trouvailles dévastatrices, l'auteur, dont c'est le troisième livre en français, est-il fou ? La stupeur passée, on se laisse emporter par cette odyssée langagière baroque et fiévreuse, hantée par le russe. Un tour de force.

« Avec moi, c'est pétaudière toujours ! », prévient le héros, Dimitri, dit Mitia, dit Blaireau Blairovitch. Voici donc ce Quichotte des steppes lancé dans son aventure de survie entre Paris et ses souvenirs d'une Russie d'enfance ainsi que dans une odyssée langagière extraordinaire, une Volga géniale et déferlante pétrie de mythes et de références grandioses : Ivan le Terrible, les Saintes Écritures, les Grecs, les Latins. Mais celui qui a la folie, et bientôt la passion, de lire ces 752 pages comprend que cette entreprise linguistique hantée par le russe, ce tour de force ahurissant, dévoile peu à peu un projet intime, un journal magistral et halluciné de l'humanité en ses convulsions. ...

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