L'amitié qui rassemble

L'amitié qui rassemble

Deux grands penseurs contemporains, Jean Starobinski et Charles Taylor, rendent ici hommage à Paul Ricoeur. Et saluent en lui l'ouverture d'horizon, la multiplicité des champs qui marque son oeuvre.

En ouvrant le premier volume de la Philosophie de la volonté 1949, l'on trouve en épigraphe l'un des Sonnets à Orphée de Rilke. Il commence par ces vers : « Regarde le ciel. N'y a-t-il pas une constellation du cavalier ?/ Car cela en nous est étrangement gravé :/ Cette gloire de la terre.[...] »

Et il s'achève par ce consentement : « Pourtant réjouissons-nous un instant/ De croire à la figure. Cela suffit. »

La réflexion philosophique de Ricoeur se place donc, dès ce livre déjà ancien, sous l'invocation de la poésie. Elle recueillera le témoignage de la tragédie antique. Dans Temps et Récit 1985, trois grands romans du x ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous