LE JEUNE HOMME VERT

LE JEUNE HOMME VERT

Il y a vingt ans, en 1997, l'écrivain s'est amusé à tenir un journal. En le publiant aujourd'hui, alors qu'il vient d'être reçu à l'Académie française, cet observateur surdoué rend vie et lumière à un théâtre sur lequel le rideau est tombé.

C'est un truisme accroché au dossier Lambron, comme un grappin aux cordages du navire : cet homme est à lui seul une cargaison de culture. La soute à charbon du gai savoir et la passerelle d'embarquement vers les dernières îles de l'esprit. Mais, cette fois, le capitaine a hissé le pavillon de quarantaine, signalant une maladie contagieuse à bord : la jeunesse. Publié vingt ans après qu'il l'a rédigé, son journal de bord réveille un monde englouti, des morts qui vivaient, des silences qui parlaient, des illusions qui espéraient. On a le sentiment étrange d'aborder l'un de ces bateaux-fantômes passés de l'autre côté du temps, intacts, les voiles gonflées de rêve et les cales pleines d'obje ...

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