Les paradoxes du politique

Les paradoxes du politique

Présent à son temps, Ricoeur ne cesse de pratiquer un incessant va-et-vient entre la réflexion théorique et l'insertion dans la cité. Une démarche proche de celles de Merleau-Ponty et de Hannah Arendt.

Rien n'est plus étranger à Paul Ricoeur que la fausse alternative de la pensée « engagée » et de la pensée « dégagée », que l'opposition de la théorie qui considère et contemple et de la praxis qui entend transformer le monde. Présent à son temps, il ne cesse donc de pratiquer un incessant va-et-vient entre l'élucidation des concepts et l'insertion dans la cité. A ses yeux, l'efficacité de la réflexion sur le politique est soumise à l'épreuve de l'événement car ce dernier, comme tout événement digne de ce nom, est doué d'« une puissance indéfinie d'ébranlement ». On saisit d'emblée l'extrême proximité d'une telle approche avec celle de Merleau-Ponty, écrivant, après sa propre rupture avec ...

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