Les romans amarrés au Quai d'Orsay

Les romans amarrés au Quai d'Orsay

Diplomate durant une quinzaine d'années, l'écrivain n'a nullement cloisonné cette fonction et son oeuvre. Dans certains romans, il n'hésite pas à imposer ses vues internationales, notamment sur le bloc soviétique et l'ONU.

Berne, automne 1951. Voilà plus de vingt mois que Romain Gary, premier secrétaire à la légation de France en Suisse, est travaillé par le spleen. Au comble de l'ennui, il envoie au ministre des Affaires étrangères, Georges Bidault, un télégramme « personnel, surchiffré, priorité absolue » : « J'ai l'honneur d'informer Votre Excellence qu'il a neigé à treize heures pendant vingt minutes sur Berne. Il convient de remarquer que cette chute de neige n'a pas été annoncée par le service météorologique helvétique et je laisse à Votre Excellence le soin de tirer les conclusions qui s'imposent. »

Ce télégramme diplomatique - le plus célèbre - a bien été écrit par Romain Gary, mais c'est une ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous