Nuit brumeuse

Nuit brumeuse

Dans son dernier essai, le théoricien de Nuit debout se confronte à une question essentielle : le rôle des affects en politique. C'est hélas ! plutôt l'affectation qui l'occupe : après une entrée en matière éclairante, il s'envase dans un bavardage filandreux.

Il faut s'armer de beaucoup de patience pour lire jusqu'au bout le dernier livre de Frédéric Lordon, Les Affects de la politique. Il ne pèse, d'après les officines de commerce en ligne, que 210 grammes, mais qu'il est lourd à l'estomac ! Il y a d'abord ces phrases filandreuses, percluses d'incises et d'incises à l'intérieur de ces incises, qui serpentent sur des dix lignes ou plus. Il y a ensuite tous ces mots bizarres et autres expressions affectées (au sens second du terme), comme « ingeniale » (sans accent), ces « inductions à concaténer », ces « idées à empuissantiser », les problèmes qui « percolent » tant qu'il faut les « perforer », etc. Tant qu'il y est, il ne répugne jam ...

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