Onfray, un fossoyeur opportuniste

Onfray, un fossoyeur opportuniste

Dans Décadence, son dernier pavé, le philosophe proclame la mort du judéo-christianisme - qu'il confond avec l'Occident. Crise il y a sans doute, mais Onfray en est plus le symptôme que l'analyste, tant il multiplie contradictions et enfumages.

On respire très mal dans les 656 pages de Décadence, le dernier livre de Michel Onfray. Le Facteur Cheval de la philosophie française entame la construction du deuxième étage de sa tour Eiffel théorique en allumettes, la nommée (sans rire) « Brève encyclopédie du monde », par une dénonciation de l'idée de « sens de l'histoire ». Il la relie au « judéo-christianisme » et en fait la matrice de tous les « totalitarismes », ceux de la Terreur de l'an II, des marxismes-léninismes-stalinismes jetés dans un même grand sac, du nazisme, et aujourd'hui du libéralisme consumériste. En même temps, il lui substitue une mécanique si oppressante qu'elle en ferait passer la saga de l'esprit abso ...

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