OPTIMISME et désespoir

OPTIMISME et désespoir

Le 10 novembre dernier, l'écrivaine britannique est à Berlin pour recevoir le prix Welt 2016. Deux jours après l'élection de Donald Trump, elle revient dans son discours, sans angélisme ni renoncement, sur la notion de multiculturalisme, à laquelle on l'a associée dès ses débuts.

D'abord, je voudrais souligner l'absurdité de ma situation. Accepter un prix littéraire est peut-être toujours un peu absurde, mais, dans des moments comme ceux-là, ce n'est pas seulement le lauréat du prix mais aussi celui qui le donne qui se sentent un brin penauds. Mais nous y voilà. Le président Trump se lève à l'Ouest, à l'autre bout du monde, l'Europe unie sombre sous la ligne d'horizon - et nous sommes ici, donnant un prix littéraire, en recevant un. Tant de choses importantes ont été soudain rendues absurdes par les événements du 8 novembre - j'hésite à inclure ma propre écriture dans la liste - et, si j'en parle maintenant, c'est que la question que l'on me pose le plus souvent, ...

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