Sète, « l'île singulière »

Sète, « l'île singulière »

Même offerte aux touristes l'été, la ville ne se donne jamais véritablement. C'est à nous de nous y abandonner.

Lorsque je pense à Sète, je la revois comme au premier jour : le bassin du Midi et le canal de la Peyrade insoutenables du regard, le môle Saint-Louis dissous dans la lumière. C'est une image mentale solarisée, nimbée par le choeur des mouettes, le parfum d'algue et de sel des cordes d'amarrage et des filets de pêche qui exsudent au zénith sur le port.

Sète, ville hantée par sa lumière, celle d'un astre de plomb vissé comme une loupe dans un ciel blanc, mais aussi celle des jours maussades, quand de grandes ombres cavalent sur les façades ocre et détrempées des immeubles ou que la tramontane arpente les rues du vieux centre. Les canaux sont alors d'un noir d'encre. Sète, hantée par ...

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