Une famille hors père

Une famille hors père

Avec la liberté du romancier, Laurent Seksik évoque la jeunesse de Gary, en se focalisant moins sur la mère que sur le père.

Il est des personnages qui inspirent au point qu'on ne saurait prendre une autre route qu'eux. Laurent Seksik aurait adopté une tout autre posture face au monde s'il n'avait rencontré l'oeuvre de Romain Gary ou, plus tard, celle de Stefan Zweig. Après des études de médecine, poursuivies dans l'idée de se spécialiser en psychiatrie, il s'est orienté vers la radiologie pour éviter de soumettre sa vocation littéraire à un absolu dévouement aux maladies mentales. « Si cela t'intéresse vraiment, un jour ou l'autre, tu parleras de ces malades-là », lui conseillait alors son professeur d'internat. Inquiet de ne pas être « utile » comme écrivain, Laurent Seksik avait déjà témoigné de son admirati ...

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