Une horreur florissante

Une horreur florissante

S'il demeure assez marginal dans l'aire francophone, le roman d'épouvante n'est nullement un genre parallèle ou annexe dans le monde anglo-saxon. Parmi la récente moisson sanglante, le pape Stephen King confirme sa maîtrise et inspire une fable noire à Joyce Carol Oates.

L'épouvante est l'une des lignes de démarcation entre les littératures française et anglo-saxonne. Chez nous, à la notable exception du Horla et de quelques nouvelles de Maupassant, elle est rejetée dans les marges, alors qu'elle fonde, avec Edgar Poe puis Lovecraft, la littérature nord-américaine et imprime de sa marque noire, avec Shelley, Stoker ou Mathurin, son homologue britannique. De là sa relative absence dans la production française contemporaine et sa persistance dans l'édition anglophone. Les Américains Stephen King, Brian Evenson ou Joyce Carol Oates, maîtres incontestés du genre, viennent de faire paraître chacun un livre. Et par le jeu des traductions, ils subissent ...

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