Une seule mer, mille rives

Une seule mer, mille rives

Peut-on distinguer, à travers toutes les cultures méditerranéennes, les traits d'une grande civilisation commune ? Ou est-ce s'en tenir à quelques clichés attendus ? Les écrivains sont enclins à mettre l'accent sur l'écume des différences.

C'était il y a sept ans, et, l'été approchant, je m'étais lancé sur la piste d'un fameux dahu de la critique : la littérature méditerranéenne. Il y avait, comme on dit, une actualité. Une association TransMéditerranée, à Grasse, entendait « jeter des ponts par-dessus la mer », la première édition du festival de poésie Voix vives de la Méditerranée se préparait à Sète, un autre salon s'apprêtait à célébrer un rejeton de mon dahu, le fameux « polar méditerranéen ». La littérature méditerranéenne existait donc puisqu'on la célébrait partout.

Cela confirmait mon expérience de lecteur, qui me suggérait qu'un même soleil traversait L'Étranger de Camus, le Mangeclous de ...

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